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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 15:54
ELDORADO, PHOTOGRAPHIES - 1

 

Eldorado, d’après Laurent Gaudé

 

Adaptation et mise en scène : Dominique Legeais et Fernand Jourdain

 

Avec : Danièle Bleuzen, Didier Boucard, Henri René Dardant, Myanne David, Fernand Jourdain, Dominique Legeais, Bruno Monnier, Béatrice Sourisse.

 

Photographies prise par Jean-Michel Régent à l’occasion de la générale le 16 janvier 2014 au théâtre Jean Bart, Saint-Nazaire

La femme : Je me suis installée sur le pont contre la rambarde… Mon bébé pleurait. La promesse que j’avais faite à mon enfant de l’élever là bas était à portée de main.

La femme : Je me suis installée sur le pont contre la rambarde… Mon bébé pleurait. La promesse que j’avais faite à mon enfant de l’élever là bas était à portée de main.

Soleiman : J’ai vingt cinq ans. Nous allons laisser derrière nous la tombe de nos ancêtres. Nous allons laisser notre nom… Là ou nous irons nous ne serons rien. Des pauvres. Sans histoire. Sans argent.

Soleiman : J’ai vingt cinq ans. Nous allons laisser derrière nous la tombe de nos ancêtres. Nous allons laisser notre nom… Là ou nous irons nous ne serons rien. Des pauvres. Sans histoire. Sans argent.

Piracci : Tu sais ce qu’ils nous disaient à l’école de commandement ? Ils nous disaient que nous étions là pour garder les portes de la citadelle. Vous êtes la muraille de l’Europe.

Piracci : Tu sais ce qu’ils nous disaient à l’école de commandement ? Ils nous disaient que nous étions là pour garder les portes de la citadelle. Vous êtes la muraille de l’Europe.

Le chœur : Ce n’est que lorsque les lumières de Catane disparurent à l’horizon qu’ils eurent véritablement l’impression de s’enfoncer dans la poix… Noir… Ciel… Mer… Nuages… Trainées d’écume…

Le chœur : Ce n’est que lorsque les lumières de Catane disparurent à l’horizon qu’ils eurent véritablement l’impression de s’enfoncer dans la poix… Noir… Ciel… Mer… Nuages… Trainées d’écume…

Matteo : Commandant ! – Le chœur : Quelque chose chantait au loin. On aurait dit que les flots chantaient, que là, au milieu de nulle part, une voix sortait du ventre de la mer.

Matteo : Commandant ! – Le chœur : Quelque chose chantait au loin. On aurait dit que les flots chantaient, que là, au milieu de nulle part, une voix sortait du ventre de la mer.

Jamal : Je suis malade Soleiman. Malade. Oui. Je voulais t’accompagner jusqu’à la frontière. Mais je ne pourrais pas aller plus loin… Je veux être sûr que tu partes. Je veux voir un d’entre-nous quitter ce pays où nous n’aurions jamais dû naître.

Jamal : Je suis malade Soleiman. Malade. Oui. Je voulais t’accompagner jusqu’à la frontière. Mais je ne pourrais pas aller plus loin… Je veux être sûr que tu partes. Je veux voir un d’entre-nous quitter ce pays où nous n’aurions jamais dû naître.

Chœur : Ne me faites pas descendre avec les autres – Piracci : Sortez !... – Chœur : Vous pouvez changer ma vie. Il vous suffit de… - Piracci : Je ne peux pas… Il a raison, je pourrais ; qu’est-ce qui m’en empêche ?...

Chœur : Ne me faites pas descendre avec les autres – Piracci : Sortez !... – Chœur : Vous pouvez changer ma vie. Il vous suffit de… - Piracci : Je ne peux pas… Il a raison, je pourrais ; qu’est-ce qui m’en empêche ?...

Ils partirent en direction du centre de rétention provisoire.

Ils partirent en direction du centre de rétention provisoire.

Chœur : Le commandant, sans dire un mot, le frappa de toutes ses forces au visage… Il pensait aux trois embarcations qu’il n’avait pas trouvées et que personne de retrouveraient jamais.

Chœur : Le commandant, sans dire un mot, le frappa de toutes ses forces au visage… Il pensait aux trois embarcations qu’il n’avait pas trouvées et que personne de retrouveraient jamais.

Boubakar : Je suis parti il y a sept ans. Chaque kilomètre parcouru durant ces sept années m’empêche à jamais de rebrousser chemin.

Boubakar : Je suis parti il y a sept ans. Chaque kilomètre parcouru durant ces sept années m’empêche à jamais de rebrousser chemin.

Chœur : Nous marchons… avec le sérieux des fous… que les lézards rient de nous… -Soleiman : Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai.

Chœur : Nous marchons… avec le sérieux des fous… que les lézards rient de nous… -Soleiman : Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai.

ELDORADO, PHOTOGRAPHIES - 1
Angelo : Quand est-ce que tu pars ? – Piracci : Ce soir. – Angelo : Alors, il faudra que je veille sur Catane.

Angelo : Quand est-ce que tu pars ? – Piracci : Ce soir. – Angelo : Alors, il faudra que je veille sur Catane.

Angelo : Quand est-ce que tu pars ? – Piracci : Ce soir. – Angelo : Alors, il faudra que je veille sur Catane.

Angelo : Quand est-ce que tu pars ? – Piracci : Ce soir. – Angelo : Alors, il faudra que je veille sur Catane.

Chœur : La peur toujours.

Chœur : La peur toujours.

La grosse femme : Je suis la reine d’Al-Zuwarah… Je suis riche… Je fais du commerce… Tu as faim ?... Tu es marin ? C’est de cela que j’ai besoin…
La grosse femme : Je suis la reine d’Al-Zuwarah… Je suis riche… Je fais du commerce… Tu as faim ?... Tu es marin ? C’est de cela que j’ai besoin…

La grosse femme : Je suis la reine d’Al-Zuwarah… Je suis riche… Je fais du commerce… Tu as faim ?... Tu es marin ? C’est de cela que j’ai besoin…

Chœur : Il reste une grille à franchir. Le but nous semble proche. Nous ne nous doutons pas que le pire est à venir.

Chœur : Il reste une grille à franchir. Le but nous semble proche. Nous ne nous doutons pas que le pire est à venir.

Chœur : Est-ce qu’il y a du travail chez toi ? Piracci : Non, pas de travail. Pas de travail du tout. – Chœur : Les visages devinrent durs…

Chœur : Est-ce qu’il y a du travail chez toi ? Piracci : Non, pas de travail. Pas de travail du tout. – Chœur : Les visages devinrent durs…

Les ombres de Massambalo… Ces ombres sont toujours en route. On ne les voit qu’une fois. Elles ne parlent pas… C’est au voyageur qui les croise de deviner leur identité en posant cette question : Massambalo ?

Les ombres de Massambalo… Ces ombres sont toujours en route. On ne les voit qu’une fois. Elles ne parlent pas… C’est au voyageur qui les croise de deviner leur identité en posant cette question : Massambalo ?

Piracci : Approchez, approchez… Ne perdez pas de temps. – Chœur : L’Eldorado.

Piracci : Approchez, approchez… Ne perdez pas de temps. – Chœur : L’Eldorado.

Il ne restait que la vaste nuit d’Afrique, indifférente aux hommes et à leur souffrance, soucieuse du seul cri des oiseaux qui fait frissonner les arbres centenaires.

Il ne restait que la vaste nuit d’Afrique, indifférente aux hommes et à leur souffrance, soucieuse du seul cri des oiseaux qui fait frissonner les arbres centenaires.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 10:39
LAURENT GAUDE, "ELDORADO" : UNE MISE EN ESPACE

Les 17, 18 et 19 janvier prochains, L'Astrolabe 44 proposera une adaptation scénique du roman de Laurent Gaudé, Eldorado.

Représentations au théâtre Jean Bart (Saint-Nazaire) les 17 et 18 janvier à 20h30, le dimanche 19 à 15h30. Ouverture des portes une heure avant le spectacle afin de visiter l'exposition "Les drames de l'émigration, Lampedusa et ailleurs" réalisée par le MRAP et les associations membre du collectif Étrange, étranger, étrangeté.

Prix des places : 10€ tarif normal - 5€ tarif réduit

Réservation par mail : astrolabe44@orange.fr- ou par téléphone : 02 40 53 75 62

Une partie de la recette sera reversée à l'association italienne Affabulazione au profit des réfugiés de Lampedusa.

LAURENT GAUDE, "ELDORADO" : UNE MISE EN ESPACE

Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes.

Pour fuir leur misère et rejoindre l’Eldorado, les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune, avant d’être repoussés par les gardes côte. Ainsi, le commandant Piracci patrouille au large des côtes siciliennes pour récupérer les clandestins afin qu’ils soient internés dans des camps de rétention, comme celui de l’île de Lampedusa… ou tout simplement pour les sauver de la noyade. Au sud, Soleiman quitte le Soudan pour suivre la route du désert, jusqu’à Ceuta, enclave espagnole au Maroc, l’ultime traversée de la sauvagerie. L’un et l’autre se retrouvent à Ghardaïa : la mort est-elle pire que le rêve brisé ?

LAURENT GAUDE, "ELDORADO" : UNE MISE EN ESPACE

L’auteur

Laurent Gaudé est né en 1972 à Paris. Dramaturge et romancier, il obtient le prix Goncourt des lycéens en 2002 pour La mort du roi Tsongor et le prix Goncourt en 2004 pour Le soleil des Scorta. En 2012, il publie une pièce de théâtre, Caillasse et un roman, Pour seul cortège. Eldorado a été publié en 2006 aux éditions Actes Sud.

Mise en espace du texte par L’Astrolabe 44

Eldorado est une tragédie épique, celle des émigrants. Le récit de leur destinée est porté par la voix multiple et le mouvement du chœur. Les personnages se détachent du chœur pour vivre les événements de leur route, des tranches de vie en direction de l’ailleurs jusqu’à leur lisière : qui sera l’homme de l’autre côté ?

LAURENT GAUDE, "ELDORADO" : UNE MISE EN ESPACE

Il ne faut pas gaver le lecteur de ses propres certitudes. Sur l’immigration, qui est le thème de mon livre « Eldorado », je n’ai pas de solution. Mais j’ai eu envie d’en parler pour dire ce qu’on n’entend jamais dans aucun journal télévisé : que ces gens sont aussi très courageux. Laurent Gaudé.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 12:25

Le 30 mai 2013, nous avons à nouveau rencontré les élèves et professeurs du lycée E. Livet à Nantes. Voici leurs impressions et observations.

Tempête des mots, choc du théâtre

par JEREMIE BREMAUD le 4 juin 2013 à 13:09

Tant que le théâtre existera, tant que des acteurs tels que Fernand, Dominique, Bruno, Danièle et Mianne sauront nous transporter dans le flot des mots, tant que le rêve de l’Eldorado nous animera, nous vivrons des moments magiques et des émotions fortes, nous goûterons la littérature avec délice.

Mercredi 30 mai 2013, la classe de 1ère STI7 a vécu une nouvelle aventure organisée par cinq acteurs de la troupe de l’Astrolabe de Saint-Nazaire. Ils ont porté des extraits d’Eldorado et nous ont transportés dans un pays où les mots sont riches de sens. « Tant que nous serons deux », « Tempêtes », « Blessure de frontière », trois chapitres du roman de Laurent Gaudé, transposés en pièce de théâtre, pour nous offrir un voyage avec Soleiman, Jamal, Piracci et Angelo.

Leur originalité : se partager les rôles, mêler la narration et l’incarnation, privilégier la polyphonie, proposer une chorégraphie, réinventer le chœur antique… Pas besoin de s’embarrasser d’une scénographie complexe : un tambour, une poignée de sable, un grand tissu drapé. Les mots suffisent à nous transporter. Il s’agit surtout de faire vivre le texte par tous les moyens : la musique, le chant, le rythme, le travail corporel et la danse. Et l’alchimie fonctionne. Les mots prennent vie. Le texte devient intense, le moment magique. Nos corps et nos cœurs vibrent. Pas seulement ceux des acteurs, mais ceux des spectateurs. Une réelle osmose.

Tous les thèmes sont évoqués : l’identité, la séparation, la mort, la maladie, la solitude, le déracinement et tous les sentiments sont convoqués : la peur, l’excitation, la douleur… Ce texte nous fait réfléchir à tous les grands thèmes de la condition humaine. Les acteurs ont réussi avec talent à nous faire goûter la poésie de Laurent Gaudé, sans artifice ni excès.

L’aventure s’est poursuivie par une expérimentation des élèves. Ils sont à leur tour devenus acteurs et chorégraphes, sous l’égide des deux metteurs en scènes Fernand et Dominique. Les mots s’entrechoquent comme dans une tempête. La polyphonie exprime l’énergie et la détresse des personnages. L’ensemble fonctionne à merveille. Et les phrases résonnent encore dans nos corps et dans nos cœurs.

"Tout bruissait autour d'eux, tout tanguait, crachait et soufflait".

"La mer en furie. La nuit grondait. Le ciel s'éclairait".

"Cette masse puissante se cabrait et roulait. Cette masse puissante grondait et se gonflait".

Remarque sur la mise en scène d'Eldorado

par Melvil LOPES le 12 juin 2013 à 10:34

Le 30 mai 2013, notre classe de 1ère sti7 a vécu une expérience enrichissante avec la venue d'une troupe théâtrale de St Nazaire, l'Astrolabe. Ils nous ont fait part dans une ambiance détendue et communicative, de leur savoir faire. Nous avons pu également participer à leur prestation en avant première de leur mise en scène d'Eldorado.

L’amitié entre Piracci et Angelo était très forte et bien représentée.

Le moment de séparation entre Jamal et Soleiman était très poignant.

Ce moment a été pour nous une occasion de partager nos connaissances avec leur expérience.

Melvil, Zakaria

Une idée sur El dorado ?

par Rodolphe TRICHET le 12 juin 2013 à 10:27 Commentaire sur Eldorado

Le 30 mai 2013, nous avons rencontré la troupe théâtrale L’Astrolabe de Saint-Nazaire qui a joué la transposition générique d’Eldorado de Laurent Gaudé. Cette représentation a été à la fois enrichissante et ludique. En effet, leur mise en scène était originale et représentait bien le roman. J’ai particulièrement apprécié le jeu de sable qui fait office du long parcours de Soleiman et du temps long qui s’écoule avant de franchir la frontière.

Tom.

Compte rendu Eldorado

par Hugo THOUIN le 12 juin 2013 à 10:26 Commentaire sur Eldorado

Le 30 mai, notre classe de 1èreSTI7 a vécu une expérience extraordinaire en la compagnie de la troupe théâtrale de Saint-Nazaire, l’Astrolabe. Dans une atmosphère de communauté et de fraternité, nous avons tout d’abord assisté à des représentations remplies d’émotions. Les mises en scène étaient astucieuses avec un drap doré, symbole tour à tour de la mer, du désert…Ensuite, dans une ambiance haletante, les élèves ont contribué à cet échange en passant de spectateurs à acteurs. L’esprit d’équipe, le dynamisme et les émotions étaient au rendez-vous ce jour-là.

Maëva.

petit mot autour de la rencotre des acteurs d'eldorado

par Erwan MENARD le 12 juin 2013 à 10:23

Notre classe de 1ère STI7 a pu participer, à son plus grand plaisir, à une deuxième rencontre avec les acteurs et metteurs en scène de l’Astrolabe, nous proposant une transposition du roman Eldorado en pièce de théâtre. Pendant cette rencontre, les acteurs au nombre de cinq : Bruno, Fernand, Dominique, Danièle et Mianne nous ont joué trois scènes de la pièce.

Malgré le décor un peu sommaire, les acteurs ont bien su nous transmettre des émotions.

Suite à cette représentation, ils nous ont fait partager leur monde en nous faisant jouer à partir de trois phrases. Nous avons ainsi construit chaque groupe une très courte mise en scène. Passionnant !

Erwan, Clément.

Un petit commentaire autour d'Eldorado

par Cyprien PIERRE le 12 juin 2013 à 10:23 Commentaire sur Eldorado

Tout d’abord, je trouve que cette pièce est très humaine par le fait que tous les éléments sont représentés par les acteurs (le bateau est reproduit par les acteurs en mouvement…). Cela fait ressortir le côté humain de l’aventure.

De plus, la pièce est musicale puisque les acteurs utilisent un tambourin. Il y avait également un cœur de chanteur, une femme qui chantait. Cela donne encore plus d’intensité au texte de Gaudé.

Un avis éclairé.

par Rodolphe TRICHET le 12 juin 2013 à 10:22 Commentaire sur Eldorado

Jeudi 30 Mai, nous avons eu l'honneur de rencontrer deux metteurs en scène ainsi trois acteurs de la troupe Astrolabe. Ils travaillent ensemble à la mise en scène du roman Eldorado de L.GAUDE. Durant cette rencontre, ils nous ont permis de découvrir ce qu'est la mise en scène théâtrale, leur préparation vocale ainsi que des extraits de leur pièce.

Nous avons trouvé cette rencontre intéressante, de par les réflexions et le caractère apaisant, privilégié, grâce à la proximité avec la troupe. La découverte de la mise en scène d'extraits nous a permis de débattre sur les avis de chacun : une mise en scène trop simple pour certains ou une mise en scène épurée, imagée, symbolique pour d'autres. Ce qui est sûr, c'est que tous ont été conquis par le jeu sincère et émouvant des acteurs.

Par la suite, la troupe nous a proposé de mettre en voix quelques répliques du roman. Un exercice très intéressant car cela nous a montré l'importance de l'écoute des autres dans le théâtre. Nous avons mêlé mise en scène gestuelle et vocale.

Pierre et Anis.

Petit mot sur le projet autour d'Eldorado

par Alexis MAUFFRET le 12 juin 2013 à 10:20 Commentaire sur Eldorado

La troupe de l’Astrolabe est venue nous rencontrer au sein de notre lycée pour nous présenter quelques scènes autour d’Eldorado de Laurent Gaudé.

Ce que je retiendrai de cette rencontre, ce serait l’enthousiasme et la concentration qu’il faut chercher en soi pour jouer ces scènes. Fernand puise son énergie dans le théâtre et a réussi à nous captiver et même à susciter le rire.

Les ateliers proposés par les acteurs ont été très enrichissants.

Valentin, Alexis.

Compte rendu Eldorado

par Hugo THOUIN le 12 juin 2013 à 10:23 Commentaire sur Eldorado

Notre rencontre du 30 mai, avec la troupe de théâtre L’Astrolabe qui a repris le roman de Laurent Gaudé, Eldorado, était très intéressante. On pouvait voir qu’ils avaient énormément travaillé sur la mise en scène et qu’ils s’étaient appropriés le texte. Le passage qui m’a le plus impressionné est la scène de la Tempête dans lequel Salvatore Piracci et Angelo nous donnent l’impression d’être dans leur histoire.Cette rencontre nous aura permis de comprendre le jeu d’acteur : il faut vivre son texte, mais aussi le rôle du metteur en scène : il faut faire preuve de patience et d’énergie.

Julie.

Annalyse et commentaire d'une rencontre théâtral.

par Rodolphe TRICHET le 12 juin 2013 à 10:17 Commentaire sur Eldorado

Nous avons eu la chance d’assister à une représentation théâtrale d’Eldorado mise en scène par Fernand, Dominique et leurs complices.

Ce que nous retiendrons avant tout, c’est l’extravagance des metteurs en scène et le dévouement des acteurs pour la pièce.

Ces personnes chaleureuses se sont plongées corps et âme dans le texte afin de nous faire partager leur passion, tout en nous transportant dans la pièce.

Par la suite, la troupe nous a conviés à un exercice de mise en voix polyphonique chorégraphié.

Arthur, Baptiste.

Rencontre Eldorado II

par Ambroise THOMAS le 12 juin 2013 à 10:15 Commentaire sur Eldorado

Lors de notre deuxième rencontre avec la troupe de l’Astrolabe, nous avons assisté à la représentation d’extraits du roman transposés au théâtre.

Les acteurs vivent le récit et donnent une interprétation du texte, afin de nous faire partager leur passion.

A la fin de la représentation, les acteurs nous ont invités à venir partager leur plaisir de la scène par une mise en voix polyphonique de plusieurs extraits.

Ambroise, Hugo

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 23:17

 

Nous reproduisons ci-dessous un article paru sur le site du :lycée EugèneLivet à Nantes. Pour vous rendre sur le site et lire les nombreux témoignages d'élèves, cliquez sur le lien suivant :

"Plonger dans la chair du texte " (L. Gaudé)

Image-1-copie-1.JPGVoici l’expérience singulière qu’ont vécue les élèves de 1èreSTI7, le mercredi 6 février 2013, grâce à la rencontre avec deux metteurs en scène : Fernand Jourdain et Dominique Legeais (L’Astrolabe 44, Saint-Nazaire).

Ils sont venus mettre en bouche des textes d’Eldorado (2006) de Laurent GAUDE et nous ont permis de voyager dans son roman avec des morceaux choisis (le marché de Catane, les confidences de la femme libanaise, le départ de Soleiman, la rencontre de Massambalo, la reine d’Al-Zuwarah). Comme les personnages du roman, énergie, détermination, courage et enthousiasme animent ces deux metteurs en scène qui ont pris le texte à bras le corps pour le transformer en pièce de théâtre (représentation prévue en octobre 2013).

Les élèves de la classe les ont interrogés sur le travail de transposition générique et l’interprétation de l’œuvre. « Tout prendre de cette histoire », « garder le texte de Gaudé, rien que le texte de Gaudé » constituent le credo de Dominique Legeais. Elle a opéré un travail d’épure du texte, puis l’aventure est devenue collective. Avec Fernand Jourdain, ils ont lu et relu le texte pour se l’approprier et « plonger dans la chair du texte ». Les acteurs de la troupe les suivent dans ce voyage dans les mots. Ils utiliseront la polyphonie et les chœurs pour porter la langue de Gaudé et transporter les spectateurs.

La rencontre s’est terminée par un atelier. Deux groupes d’élèves nous ont proposé des possibilités de mise en scène à partir d’extraits du roman. L’occasion de redécouvrir le roman étudié en classe par une mise en espace et une mise en mots. L’occasion de rêver à la magie du spectacle. L’occasion de réapprendre la beauté de notre langue.

Prochaine étape : Une rencontre-spectacle, le mercredi 17 avril 2013, avec cinq acteurs. Poursuivons ainsi le voyage dans ce roman qui ne nous a pas encore livré tous ses secrets.
Jérémie Brémaud.
Sylviane Paret
professeurs au lycée Livet, Nantes.
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J. Brémaud - S. Paret - dans Eldorado
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