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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 23:09
Répétition à l'église Saint Gohard de Saint-Nazaire, en compagnie des choristes et instrumentistes

Répétition à l'église Saint Gohard de Saint-Nazaire, en compagnie des choristes et instrumentistes

Albert Camus

 

L'ETRANGER

 

sera lu par les comédiens de L'Astrolabe 44

accompagnés par les choristes  et instrumentistes de Voix Voconces

qui chanteront et joueront la Passion selon Saint Jean, de J.S. Bach

 

SAMEDI 24 MAI à 20H30 - Espace Rex - Le Pouliguen

 

DIMANCHE 25 MAI à 17 HEURES - Eglise Saint Gohard - Saint-Nazaire

 

Entrée libre - Libre participation

 

L'ETRANGER - Lecture en hommage à Albert Camus

L’écrivain aurait eu 100 ans à l’automne dernier. L’aura que lui ont conférée sa posture morale et son indépendance est toujours aussi vive aujourd’hui. Prix Nobel de littérature en 1957, il fait partie des auteurs les plus emblématiques du XXe siècle. C'est dans cet élan que nous avons décidé de monter ce projet.

L’Etranger fait partie du cycle de l’absurde.

Meursault se veut un homme libre. Camus présente le narrateur, Meursault, employé de bureau à Alger, que des circonstances extérieures vont amener à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

L'ETRANGER - Lecture en hommage à Albert Camus

Pourquoi le choix des chorals de la Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien BACH comme accompagnement musical ?

Lire un texte aussi « dérangeant » que L’Etranger, 1er roman d’A. Camus, accompagnée par une musique de J.S Bach peut paraître étrange. Pourtant, pour Camus, Bach est le musicien par excellence des artistes. Citations :

Albert Camus, dans une lettre à Francine FAURE (sa future épouse) écrivait :

« Chaque fois que vous me dites : « Mais on ne peut parler de Bach », je pense au magnifique modèle qu’il est pour tous les artistes : cette jubilation et cette générosité, cette surabondance dans la langue la plus simple et la plus naturelle. C’est comme cela qu’il faudrait écrire. Mais il y faut un coeur pur et c’est la chose au monde que je n’aurai jamais. »

Ou encore :

Albert Camus dans la Préface à l’édition universitaire américaine :

« On ne se tromperait pas beaucoup en lisant dans l’Etranger l’histoire d’un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Il m’est arrivé aussi de dire, et toujours paradoxalement, que j’avais essayé de figurer dans mon personnage le seul christ que nous méritions. »

Gilles Cantagrel, Le moulin et la rivière, airs et variations sur Bach :

« L’oeuvre entier de Bach dit cette angoisse existentielle (…) dont il a fait le moteur de sa création. (…). Il chante l’infini désespoir de l’âme, dans la Passion selon saint Jean. La démarche du créateur, son travail acharné, consistera à répondre à cette angoisse fondamentale et à la sublimer. »

Conférence

 

Camus, au seuil du Mystère

 

JEUDI 5 JUIN à 20h30 - Le Parvis, Saint-Nazaire

 

L’oeuvre de Camus, à travers l’humanisme exigeant qu’elle dégage, n’a cessé d’interroger non-croyants ou croyants. La confrontation de Camus au christianisme (qui ne cachait pas son admiration pour le Christ mais ne croyait pas en sa résurrection) engendre un questionnement très fécond sur le sens de la vie que qui sera mis en valeur en considérant les textes littéraires, certains personnages emblématiques de l’oeuvre ou encore telle ou telle prise de position.

 

Anne PROUTEAU est maître de conférences en littérature française à Angers. Elle a publié sa thèse sous le titre Albert Camus ou le présent impérissable. Secrétaire de la Société des Etudes Camusiennes, elle a participé au Dictionnaire Camus (2010) et aux Cahiers de L’Herne (2013).

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:34

Parmi les diverses activités de "  Des Sources et des Livres" ( 44 - Asserac), depuis deux ans un petit groupe se réunit cinq à six fois par an autour de textes de l'Ancien Testament.

Les Écritures sur l'histoire des hommes ont des sources plurielles très anciennes. C'est un ensemble de textes historiques, épistolaires, poétiques, littéraires, parfois d'origines mythologiques. Sans avoir une approche scientifique d'exégèse, un abord personnel libre et partagé en est possible aujourd'hui encore. Les passages qui évoquent l'étranger dans la Bible sont nombreux puisque la question est des plus anciennes pour les civilisations.

Le thème proposé par le collectif "étrange, étranger, étrangeté" était une belle opportunité de voyager du coté de ces sources anciennes.


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rencontres autour de la bible

Thème : L’Étranger

Exode

22. 21

« Vous ne devez pas maltraiter ou exploiter les étrangers installés chez vous ; rappelez-vous que vous étiez aussi des étrangers en Égypte. N’opprimez pas non plus la veuve et les orphelins. Si vous les opprimez, ils m’appelleront à leur secours, moi, le Seigneur, et je vous assure que j’entendrais leur appel. Je me mettrai en colère et je vous ferais mourir à la guerre ; alors ce seront vos femmes qui deviendront veuves et vos enfants orphelins ».

23. 9

« N’opprimez pas les étrangers installés chez vous. Vous savez bien ce qu’ils peuvent éprouver, puisque vous avez été vous-même des étrangers en Égypte.

 

Deutéronome

14. 28-29

Tous les trois ans, vous prélèverez la dîme sur la récolte de l’année en cours, et vous l’entreposerez dans vos villes ? Les Lévites qui ne possèdent pas de territoire au milieu de vous, pourront venir s’y ravitailler, ainsi que les étrangers, les orphelins et les veuves qui vivent parmi vous. Ils y trouveront de quoi se rassasier. Alors le Seigneur votre Dieu vous bénira dans tout ce que vous entreprendrez.

15. 2-3

Tous les sept ans, vous accorderez une remise de dettes à vos débiteurs. Voici comment cette règle doit être appliquée : lorsque l’année de remise de dettes est proclamée en l’honneur du Seigneur, tous ceux qui ont prêté de l’argent à leur prochain doivent renoncer à être remboursés ; ils ne doivent pas contraindre un compatriote, leur prochain, à payer sa dette. Vous pouvez contraindre un étranger à vous rembourser, mais vous devez renoncer à ce que vous avez prêté à un compatriote.

16. 14

Lorsque vous aurez terminé de battre les céréales et de presser le raisin, vous célébrerez pendant sept jours la fête des huttes. Vous en ferez une fête joyeuse, vous, vos enfants, vos serviteurs et vos servantes, ainsi que les Lévites, les étrangers, les orphelins et les veuves qui vivent parmi vous. Cette fête en l’honneur du Seigneur votre Dieu durera sept jours, dans le lieu qu’il aura choisi. Réjouissez-vous pleinement, car le Seigneur vous accordera d’abondantes récoltes et le succès dans tout ce que vous entreprendrez.

24. 14

Ne profitez pas de la pauvreté ou de la misère d’un ouvrier, que ce soit un compatriote ou un étranger vivant dans une ville de votre pays. Versez-lui chaque jour un salaire ; qu’il reçoive son dû avant le coucher du soleil. En effet, il est pauvre et a un besoin urgent de sa paie. S’il adressait au Seigneur une accusation contre vous, vous seriez coupable d’un péché.

24. 17

Ne faussez pas le cours de la justice au détriment d’un étranger ou d’un orphelin. Ne prenez pas en gage les vêtements d’une veuve. Souvenez-vous que vous avez été esclave en Égypte et que le Seigneur votre Dieu vous a libérés. C’est pour cela que je vous ordonne de mettre en pratique ces commandements.

24. 19-21

Lorsque vous moissonnerez, si vous avez oublié une gerbe dans les champs, vous ne retournerez pas la prendre ; vous la laisserez pour les étrangers, les orphelins et les veuves. Alors le Seigneur votre Dieu vous bénira dans tout ce que vous entreprendrez.

(La même chose pour les olives et pour les grappes de raisins)

 

Lévitique

19. 10

Vous ne repasserez pas non plus dans vos vignes pour ramasser les grappes oubliées ou les grains tombés à terre. Vous les laisserez pour les pauvres et pour les étrangers. Je suis le Seigneur votre Dieu.


369292401-1-.jpg

19. 33

« Quand un étranger viendra s’installer dans votre pays, ne l’exploitez pas ; au contraire, traitez le comme s’il était l’un de vos compatriotes : vous devez l’aimer comme vous-même. Rappelez-vous que vous avez été des étrangers en Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu.

23. 22

Quand vous moissonnerez, vous ne couperez pas les épis qui ont poussé en bordure de vos champs, et vous ne retournerez pas ramasser les épis oubliés. Vous les laisserez pour les pauvres et pour les étrangers. Je suis le Seigneur votre Dieu.

24. 22

Vous aurez une seule et même législation pour les étrangers et pour les Israélites, car je suis le Seigneur votre Dieu.

25. 35

Quand un de vos compatriotes tombés dans la misère ne pourra plus tenir ses engagements à votre égard, vous devrez lui venir en aide, afin qu’il puisse continuer à vivre à vos côtés. Vous agirez de cette manière même envers un étranger installé dans votre pays ? Vous ne lui demanderez pas d’intérêts, sous quelque forme que ce soit. Montrez par votre comportement que vous me respectez, et permettez-lui de vivre ainsi à vos côtés. Si vous lui prêté de l’argent, n’exigez pas d’intérêts ; si vous lui fournissez de la nourriture, ne lui demandez pas de vous en rendre avec un supplément. Je suis le Seigneur votre Dieu ; je vous ai fais sortir d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan et devenir votre Dieu.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:16

gare_du_nord-300x225.jpgFrontières

 

Les frontières sont ancrées en moi depuis que je suis tout petit. Tantôt de la France vers l'Allemagne en passant par la Belgique. Tantôt, deux mois de vacances passés, dans l'autre sens.

 

Quand ma grand-mère Marianne ne m'accompagnait pas, mes parents donnaient quelques sous au contrôleur pour qu'il veille sur moi.  Je me souviens avoir été en possession d'une sorte de petit passeport gris dépliant. J'étais fier quand les douaniers y apposaient un nouveau tampon.

 

J'ai peu de souvenirs précis de ces voyages. Je les faisais deux, trois fois par an, aux grandes vacances, à Noël, et de temps en temps à Pâques. Mais je me souviens très bien de ma tête penchée par la fenêtre du compartiment, du bruit de la locomotive, des coups de sifflet, des panaches de fumée et de leur odeur particulière. Je me souviens des scories incandescentes qui me frappaient le visage. Et surtout de l'odeur âcre du  souffre lorsque le train s'enfonçait dans un tunnel.

 

Je revois les panneaux des gares, des villes dans lesquelles je n'ai jamais posé le pied : Saint-Quentin, Maubeuge, Lüttich, Aachen, Köln. Je me souviens du gris sale de la gare du Nord, de la verrière aux vitres envolées, et de la gare de Cologne en ruine, de la flèche en loque de la cathédrale qui la jouxte.

 

La frontière, c'est peut être une question de langue. Le gamin turbulent parlait deux langues, mais en vérité non. Je n'ai jamais parlé deux langues. Arrivé à la frontière, je changeais de langue. Français en France, allemand en Allemagne. "Montre-nous comme tu parles bien le français" me demandait-on. Pour rien au monde, jamais, je n'aurai accepté. Mutisme complet. Une langue, un pays. Basta.

 

Paris, je vois le long boulevard qui mène tout droit à notre appartement du boulevard Sébastopol. Valise à la main, nous le descendions à pieds depuis la gare du Nord. Chouette ! Demain je retourne à la Communale. J'y retrouverai tous mes copains, tous juifs, arabes, polacks, ritals, et moi, petit teuton. Des billes plein la poche; on jouera à la sortie, sur le trottoir face à l'école Centrale, ou bien au square des Art-et-Métiers.

 

Cologne dévastée, tas de pierres, de débris proprement alignés le long des rues. A Cologne, grand-mère Marianne m'emmenait chez sa sœur, tante Vilma. Dans une rue en ruines, nous grimpions à l'étage du seul immeuble resté debout. Le lendemain, nous étions de retour à la gare pour un autre train; cette fois-ci en direction de mon pays natal, le Sauerland, ce qui, traduit littéralement, veut dire "le pays amer". Un pays amer peut-il seulement avoir une frontière ?

 

La frontière est en moi. Je la promène partout avec moi, et l'odeur des tunnels.

 

Pierrot, 15/04/2012

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:10

Nous pouvons partir de cette vérité, à savoir que l’homme ne peut

pas se connaître en totalité.

 

       Saint Augustin, lui même, philosophe et évêque catholique, écrivait dans ses Confessions ( 397-401 ), je ne puis saisir tout ce que je suis…je suis pour moi même une énigme. Se dégageant de la pensée religieuse, Descartes ( 1596-1650 ) avait écrit son fameux Cogito, ergo sum ( je pense donc je suis ) définissant ainsi l’homme comme un être de pensée, un homme de raison. Freud, dans une de ses conférences de 1916, dit alors, Le Moi n’est pas maître dans sa propre demeure, laissant entendre qu’il y a un en-deçà ou un au-delà du Moi, qu’un autre psychanalyste, Lacan, apellera le sujet de l’inconscient.

 

       Il y a donc une part de l’homme qui lui échappera toujours malgré tous ses efforts de la comprendre, d’en chercher les causes ou ses origines, de la maîtriser ou de lui donner du sens. Cette part de l’homme, Freud lui donnera le nom d’inconscient, lieu où loge la vérité du sujet.

 

       Dans cette vertigineuse exploration de l’inconscient Freud va découvrir la sensation d’une inquiétante étrangeté. Pour expliquer cela, il utilise le terme de das Unheimliche, terme qui articule en allemand l’étrange, le familier et l’inquiétant. Plus tard, il utilisera le terme de terre étrangère interne. Etranger ( Fremd ) est donc ce lieu de l’inconscient qui habite le sujet et reste hors de sa prise. De là le plus familier même peut revenir hanter ce dernier de manière énigmatique et effrayante en suscitant ce sentiment paradoxal d’inquiétante étrangeté c’est à dire un sentiment étrange fait d’inconnu et de familier en même temps.

 

       La traduction française du terme freudien allemand dasUnbewusste par celui d’inconscient  n’est pas des plus heureuses car il risque d’être opposé à conscient, ce qui n’est pas le cas pour la psychanalyse. La traduction littérale serait plus juste, à savoir, le non-su ou plus simplement l’insu, c’est à dire ce qui se dit ou se passe à l’insu de la personne, tel que dans les rêves, les symptômes, certaines maladies, les lapsus, les actes manquées, etc…qui témoignent de cette étrangeté.

 

       Nous ne serons jamais en totalité ce que nous voudrions être. L’Idéal du moi est parfois féroce et persécuteur. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire où des hommes vantards et « fort en gueule » se sont révélés lâches dans des situations extrêmes, tandis que d’autres, peureux ou timides, ont eu des conduites héroïques.

 

       Dans la pièce Vu du pont de Arthur Miller, le personnage principal, Eddie est un brave homme qui menait de ce côté ci du pont sa dure existence de débardeur. Mais il ne veut pas reconnaître son étrangeté, à savoir, cette passion qui s’est installée dans son corps comme une bête qui l’aurait tourmenté sans répit. Dans son affection réelle pour sa nièce pour laquelle il s’est imposé une noble mission éducative, s’est installé «  un plus fort que lui », à son insu, un amour incestuel pour sa nièce qui va le ravager.

 

       Chaque sujet humain est confronté à sa part d’ étrangeté. L’exclusion, le rejet, les racismes, les guerres sont bien souvent les expressions d’un refus d’y regarder un peu quelque chose de notre propre étrangeté. Elles consistent souvent à projeter dans l’autre ce que nous n’aimons pas de nous mêmes en lui attribuant notre part d’ombre que nous refusons provoquant ainsi des ravages pour la dignité de l’homme tant pour le bourreau que pour sa victime.

 

 

                                           Alain Brice

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:53

COMPTE RENDU DE LA REUNION

DU 26 SEPTEMBRE 2012


Prochaine rencontre : 18 octobre prochain, à 20 heures, école Gambetta, Saint-Nazaire (44)

 

Les association possédant un site web ou un blog sont citées dans la rubrique "Liens"


17 personnes représentant 10 associations sont présentes. La liste des participants est annexée à ce compte-rendu.

La réunion débute à 20h10.

 

Fernand JOURDAIN, président de l’association L’ASTROLABE 44 accueille l’assemblée. Il présente l’association, puis le projet « étrange, étranger, étrangeté », ainsi que les deux œuvres sur lesquelles l’association travaille : « Vu du pont » d’Arthur MILLER et « Eldorado » de Laurent GAUDE.

 

Chacun des participants se présente et explique succinctement les motifs de leur venue :

 

Marie-Laure et Gilles de l’association : « Des sources et des livres » à ASSERAC font part de l'intérêt de leur association pour toute forme de débat

 

Robert, association « à Cœur Joie ». Un stage intitulé « thalasso-chant choral » est organisé tous les ans à Pornichet. Cette année,  ils ont adopté le thème directeur est « étrange, étranger». Le stage se déroulera du 14 au 20 avril 2013. Le 20 avril, dernier jour de stage il y aura deux productions de musique et de chant choral d’une durée d’environ 20 mn. Par ailleurs R. LELEU est membre actif du centre ESPERANTO.

 

Jean-Pierre et Georges de l'association FRANC'ITALIA sont très motivés par ce thème surtout depuis septembre 2011.

 

Marcelle pour le comité nazairien du  SPF évoque la possibilité de s'inclure dans ce programme à travers le travail accompli actuellement par l'Atelier Théâtre du SPF autour de la pièce de N. Akoun, "Une histoire de clé", qui évoque la manière dont une mère peut vivre l'exclusion…. Et les folies auxquelles cela peut mener.

 

Jean-Claude Rabreau, après s'être excusé de son absence, rappelle que le Bureau du Centre de Culture Populaire s'associe au collectif et intègrera ce thème dans le cadre des manifestations prévues pour le 50ème anniversaire du CCP.

 

Catherine et Augustin du MRAP. Ce thème les interpelle particulièrement. De plus, le MRAP est partie prenante de la semaine de l’éducation, dont l’intitulé est « d’ici ou d’ailleurs ». Ils souhaitent proposer plus particulièrement "étrange, étranger, étrangeté"

 

Jean-Michel, photographe professionnel. Suite à la photo de groupe de FRANCITALIA, il a décidé de reprendre les personnes individuellement afin de faire des portraits qui illustreront le travail accompli. La photo en dehors de son métier est pour lui une forme d’expression.

 

Christian président et chef de choeur de « Voix Voconces », chorale qui intervient dans le stage « thalasso-chant choral » a très envie d’exploiter ce thème « étrange, étranger, étrangeté ». Il a d’ailleurs déjà quelques idées de chants.

 

Nathalie, secrétaire de la LDH -  ligue des droits de l’homme -  de Saint-Nazaire. Ils sont tous très intéressés par une intervention dans ce projet, mais ne savent pas sous quelle forme. Peut-être, cela pourrait-il s’inscrire dans le «  concours des écrits pour la fraternité », proposé aux collégiens, aux jeunes des maisons de quartiers, aux IME. Cette année, le thème de ce concours est : « un toit pour toi, un toit pour nous, un toit pour eux ».

 

Puis ce sont les membres d’ASTROLABE 44 qui se présentent : Béatrice SOURISSE, comédienne jouant dans Eldorado, Marcelle RIALLAND, trésorière, Henri-René DARDANT, comédien jouant le rôle principal de Vu du Pont, Danièle BLEUZEN , secrétaire et comédienne jouant dans Vu du Pont et Alain BRICE comédien jouant également dans Vu du Pont.


Alain BRICE est à l’origine du mot étrangeté rajouté au titre du projet. Enseignant de psychologie à l'université de Nantes, psychothérapeute et psychanalyste, il côtoie quotidiennement le sentiment d’étrangeté intérieure exprimé par ses patients. Cette étrangeté on la retrouve dans Vu du Pont, dans le personnage principal : Eddie. Cet homme vivant à New York, est étranger non seulement par ses origines italiennes, mais par le sentiment trouble qui nait en lui, qui l’habite et qui soudain se révèle à lui : « une passion qui s’était installée dans son corps comme une bête qui l’aurait tourmenté sans répit ».  (voir texte joint).

 

Pour Pierre REIPERT, comédien et metteur en scène, le théâtre est est toujours une représentation de la vie, de notre monde, de sa complexité, de sa beauté ou de son horreur. Pour lui, la représentation théâtrale doit être associée à la notion de débat. La pièce « La vie de Galilée » avait été une expérience qui a permis de réunir des gens qui a priori ne sont pas faits pour se rencontrer. Pierre souhaiterait renouveler cette expérience, afin de permettre de réunir des personnes d’origines, d'âges et de milieux différents. Bref, créer des rencontres improbables.

 

Fernand  insiste sur le fait qu’il est important d’apprendre à se connaître. Cependant, le but n’est pas de se mettre d’accord, ni d’avoir un but politique. Il s’agit avant tout de se reconnaître dans la diversité, chacun apportant sa pierre en déclinant ce thème. Par rapport au projet « Etrange, étranger, étrangeté », le but est de créer un peu plus d’humanité. « C’est dans cet esprit d’ouverture que l’on vous accueille. L’ASTROLABE a ses propres chantiers (vu du pont et eldorado), les membres de l’association ne pourront faire plus. Nous souhaitons que chacun apporte son concours, ses œuvres » nous dit Fernand. Nous assurons l’organisation afin de se retrouver pour en discuter.

 

Pierre souligne que ce thème est repris cette année dans beaucoup d’endroits par divers organismes : la salle Vasse à Nantes exploitera au premier trimestre 2013 ce thème sous l’intitulé « regards sur l’autre » ; la mairie de Saint-Nazaire soutient notre projet, d’un point de vue moral mais aussi financier, de même que le conseil général.

 

Jean-Pierre BOZOLO demande comment procéder, sous quelle forme d’expression, est-ce qu’un sketch pourrait faire l’affaire ?

 

Georges LECLAIR précise que l’année 2011 fut importante pour FRANCITALIA, avec « Galilée »mais aussi les 150 ans de la réunification italienne, il y a eu beaucoup d’échanges. Le CA soutient la démarche et la participation au projet d’ASTROLABE.

 

Fernand : Pour ce soir le but est de se rencontrer et non de formaliser la contribution de chacun.

 

Pour Pierre, la participation de FRANCITALIA, pourrait se dérouler sous l’aspect inter-générationnel en parlant de la 2ème, 3ème, 4ème génération  (aspects que le MRAP et la LDH pourraient reprendre dans leurs intervention auprès de la jeunesse et des scolaires).  Il pense également pouvoir toucher les maisons de quartier par ce côté. Par ailleurs, il précise que des comédiens d’ASTROLABE pourront contribuer à un travail de lecture ou musique avec des membres des associations présentes.

 

Catherine du MRAP y voit l’opportunité de pouvoir faire lire des témoignages recueillis auprès d’hommes du Maghreb.

Selon George : la maison de quartier Avalix prévoit une animation en novembre :  30 jours autour du monde, cette année ils ont choisi Venise. Pour l’occasion, FRANCITALIA remet une exposition au goût du jour avec des témoignages d’italiens.

 

Pierre demande à Robert LELEU et Christian BEAUCHAMPS s’il est possible d’envisager un travail supplémentaire en dehors de la période de stage thalasso-chant choral. Pour Christian BEAUCHAMPS pense que ce qui est prévu à Pornichet pourrait être exporté. Pour Robert LELEU, cela parait difficile car les productions ne durent que 20 à 25 mn. Par contre, les « voix voconces » participant à ce projet, pourraient le reprendre et l’exporter.

 

Christian BEAUCHAMPS, confirme que la partie concert-lecture peut être reproduite.

 

Fernand y voit l’opportunité d’une production à la chapelle des Franciscains à Saint-Nazaire, suivie d’un débat, par exemple.

 

Pierre demande aux associations présentes s’il leur est possible de confirmer leur participation dans les activités qui se retrouvent sous ce label et qui sont solidaires les unes des autres.

 

Marie Laure d’ASSERAC  organise des soirées à thème tout au long de l’année, certaines pourraient revêtir cet intitulé. De plus, il y aura deux soirées sur la psychanalyse, il serait souhaitable qu’Alain BRICE puisse y participer.

 

Augustin apprécie de disposer d’une période au cours de laquelle nous unissons nos forces dans le cadre d’une pratique collective. Il souligne l’importance de la semaine de l’éducation. Il nous fait part de ses contacts avec l’association « Alandalouz », constituée de jeunes immigrants d’Afrique du nord. Cette association a un vrai savoir-faire sur l’organisation d’une soirée débat, de plus, ils possèdent du matériel mobile adaptable à tout lieu.

 

Fernand revient sur le sujet des subventions. Il rappelle les contacts pris avec le Conseil Régional, qui ne subventionne a priori que les professionnels, pas les troupes de théâtre amateur. Par contre, ils restent ouverts à notre projet car leur thème de l’année se trouve être la discrimination.

 

Marie Laure revient sur le titre de notre projet. Le fait qu’il ait évolué et que nous ayons rajouté « étrangeté », est pour elle un atout.

 

Pierre parle de l’évolution de ce titre, surtout due à l’étude de la pièce Vu du Pont, mais cette étrangeté a également été retrouvée dans Eldorado. Il rajoute qu’en chacun de nous il y a des réflexes racistes inévitables. Fernand : « nous avons besoin de nous distinguer pour être différents, pour exister. Christian : si l’on prend la racine latine du mot étranger : extraneus , c’est-à-dire, né ailleurs, on se rend vite compte que nous sommes tous des étrangers.

Fernand : oui et c’est certainement pour cela que nous avons besoin de quelqu’un qui nous ressemble.

 

Augustin : Est-il envisageable de reprendre le titre « étrange, étranger, étrangeté » pour la semaine de l’éducation ? - Réponse  : OUI, avec le logo qui le représentera.Pierre : oui mais il faudrait créer un logo qui serait utilisé par l’ASTROLABE et par le collectif. Il propose de se renseigner auprès de l’imprimerie de SNASSO.

 

Fernand : concrètement, nous serons en mesure de proposer un ou deux modèles lors de notre prochaine réunion. Puis Fernand sollicite l’assemblée. En effet, dans le projet d’Eldorado, il imagine à un moment où l’auteur décrit une tempête, deux chœurs, un chœur d’hommes et un chœur de femmes. Son idée serait de rendre la force de la tempête par les mots du texte, comme un roulement de fond qui pourrait charrier toute forme d’expression de racisme. Il pense que des témoignages  de vécus difficiles, ou mal vécus, pourraient venir nourrir le livre de Gaudé. Augustin affirme qu’il connait une dizaine de personnes qui accepteraient de participer. Fernand lui propose que ces personnes viennent se présenter et vivre le partage avec les comédiens d’Eldorado lors d’une séance de travail.

 

Pierre précise que sur le plan matériel, et sécurité, il n’y a pas de souci puisque le bail nous autorise l’utilisation de la salle Gambetta pour tout travail sur « Etrange, étranger, étrangeté »

 

Fernand : il était important d’échanger et il faudra concrétiser les choses rapidement lors d’une prochaine rencontre. Cependant entre temps, les choses vont mûrir. Par ailleurs, il aborde le sujet de la fondation SNCF auprès de laquelle notre projet serait éligible grâce à l’appui de la SNASSO et de son directeur José HOAREAU. Danièle fait une brève présentation de la fondation et des critères retenus pour l’appel à projet. Pierre, précise que la fondation SNCF soutient les associations"pilote"; c’est donc L’ASTROLABE qui présente le projet et qui recevra les éventuelles subventions. En effet, juridiquement, le collectif n’existe pas, mais la fondation SNCF veut encourager les projets inter-associatifs.

Catherine précise que le MRAP pourra également obtenir une subvention.

 

Fernand explique que le volet inter-générationnel demandé par la fondation SNCF, existera dans un partenanriat avec le lycée Livet de Nantes. Un travail est déjà élaboré par deux professeur de français avec pour but de présenter "Eldorado" de L. Gaudé à l’épreuve de  français du baccalauréat. Nous serions alors sollicités pour présenter certaines partie de l'œuvre, débattre avec les deux classes concernées, plus particulièrement sous l'angle des formes d'adaptation à la scène.

 

Pierre précise que le collectif une fois créé, aura du travail. Effectivement, si L’ASTROLABE est le moteur, ses membres ne pourront pas tout assurer, il y aura donc nécessité d’un travail collectif et partagé.

 

Fernand se dit ravi de constater que les participants à la rencontre de ce soir sont motivés, et que chacun « sente » ce qu’il peut faire. Il est beau de constater qu’il y a émergence de projets. Il est donc important de pouvoir concrétiser tout cela, de fixer les choses lors d’une prochaine rencontre. D’un commun accord celle-ci est fixée au 18 octobre prochain à 20 heures. Même lieu.

 

Un compte-rendu de cette réunion sera adressé à chacun des membres présents ce soir, et sera également mis sur le blog d’ASTROLABE 44

 

Emargement

Excusé : Jean-Claude Rabreau (Centre de Culture Populaire)

Nom, prénom

Association

Nom, prénom

Association

Christian Beauchamps

Voix Voconces (La Baule)

Robert Leleu

A Cœur Joie (S.N.)

Marie-Laure et Gilles Herledan

Des Sources et des livres (Asserac)

Marcelle Rialland

SPF et Astrolabe

Nathalie Cyron

LDH

Henri René Dardant, Béatrice Sourisse, Danièle Bleuzen

Astrolabe

Jean-Pierre Bozzolo et George Leclair

Franc'Italia

Jean- Michel Régent

Photographe

Catherine Le Mauff et Augustin Grosdoy

MRAP

Alain Brice

Astrolabe et psychanalyste

Fernand Jourdain

Astrolabe (président)

Pierre Reipert

Astrolabe et SPF

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